dimanche 19 avril 2015

LA PRISON

Les choses sont bonnes lorsqu'elles sont complémentaires à la survie de l'individu, de sa famille, de ses enfants, de son groupe, de l'humanité, de la vie et de l'univers physique.


Par Pierre-André Doriot

La punition est l'outil de la société. 

La maxime: Plus vous punissez une personne pour ce qu'elle à fait, plus elle le refera!


Le système carcéral


 Le système carcéral devrait être plus gradué qu'il ne l'est actuellement. Il a 2 rôles: punition et réinsertion dans la société. Ces rôles sont contradictoires et peuvent difficilement être réalisés au même endroit. Les mentalités civilisées supportent de plus en plus mal les prisons inhumaines, et les moyens manquent pour faire autre chose qu'enfermer une multitude de gens sans vraiment les préparer à leur réinsertion. Aucun des rôles n'est correctement assuré. Commence le cercle vicieux infernal: incarcération, libération, récidive, augmentation de la population carcérale qui dilue encore plus les moyens existants.



L'ADOLESCENCE

Il y a de nombreuses solutions autres que la solution facile, bancale et stupide qui consiste à envoyer un adolescent en prison. Il y a suffisamment de solutions pour remplir une encyclopédie. Mais la race humaine a été éduquée, ou non éduquée, de telle manière que le voeu  <<  renvoyez-le-dans-le-ventre-maternel  >>  prédomine, et ce à un point tel que la plupart des gens ne sont conscients d'aucune autre solution.

Il suffit de dire que la discipline - et non l'éducation criminelle par le biais de la prison - a changé la destinée de plus d'hommes qu'il n'y a d'hommes prêts à l'admettre.

Un jeune homme, servant en ce moment pour quatre ans dans le corps des marines des Etats-Unis commença sa carrière criminelle en volant des voitures et en agaçant de manière générale la police et la population. Un juge lui dit qu'il aurait soit deux ans dans un pénitencier soit quatre ans dans les marines, et que c'était à lui de faire son choix. En tant que marine, son état de service est sans tache, il s'est élevé au rang de caporal par son intelligence, et aux dernières nouvelles il faisait diverses études ayant trait à des projets utilitaires dans le civil.

Les choses sont bonnes lorsqu'elles sont complémentaires à la survie de l'individu, de sa famille, de ses enfants, de son groupe, de l'humanité, de la vie et de l'univers physique.

Parce que lorsqu'on mène l'équation de l'éthique jusqu'au bout, notre survie optimale en tant qu'individu dépend absolument de tout le reste, et ce n'est qu'en considérant sans cesse la survie du plus grand nombre que nous pouvons assurer notre propre survie.

Comme LRH le rappelle, étant donné que l'homme est fondamentalement bon :  <<  Lorsqu'il voit qu'il commet trop de mal, alors intentionnellement, inconsciemment ou sans le faire exprès, l'homme met son éthique en place en se détruisant lui-même.  >>  Il offre comme exemple le cas du criminel qui laisse habituellement des indices de façon à causer sa propre perte ou le cas du dictateur qui devient fou. Mais dans les faits, ajoute-t-il, le phénomène est universel et les cas sont innombrables. Ayant causé du mal à de trop nombreuses personnes et manquant de moyen pour réparer leurs torts, les hommes vont directement et délibérément se détruire eux-mêmes.

                                                                                                                                                                                                        La prison


Léthique par laquelle il est possible d'améliorer la survie. En référence l'ancien texte boudhique, la Vinaya Pitaka, et en particulier la Cullavagga

Vinaya Pitaka
Le panier de la discipline

Le Vinaya Pitaka, première division du Tipitaka, est la structure textuelle sur laquelle est construite la communauté monastique (Sangha). Il ne comprend pas seulement les règles qui gouvernent la vie de tout bhikkhu (moine) et bhikkhuni (nonne) theravadins, mais aussi une foule de procédures et de conventions d’étiquette qui permettent des relations harmonieuses, que ce soit entre les moines et entre les moniales, qu’entre eux et leurs soutiens laïcs dont ils dépendent pour leurs besoins matériels.

Il est utile de garder à l’esprit que le nom que le Bouddha donnait à la voie spirituelle qu’il enseignait était "Dhamma-vinaya" — la Doctrine (Dhamma) et la Discipline (Vinaya) — ce qui suggère un corps de sagesse et un entraînement éthique intégrés. C’est ainsi que le Vinaya est une facette indispensable ainsi que le fondement de tous les enseignements du Bouddha, inséparable du Dhamma, et digne d’étude par tous les adeptes — laïcs et ordonnés. Les pratiquants laïcs y trouveront des leçons de vie sur la nature humaine, des indications sur la façon d’établir et maintenir une communauté ou organisation harmonieuse, et de nombreux enseignements profonds du Dhamma lui-même. Mais sa plus grande valeur reste peut-être sa capacité d’inspirer au laïc de considérer les extraordinaires possibilités que présente une vie de véritable renoncement, vécue en plein accord avec le Dhamma.

Le cullavagga

Le Cullavagga comprend une élaboration de l'étiquette de la bhikkhus et devoirs, ainsi que les règles et procédures pour traiter les infractions qui peuvent être commises au sein de la Sangha. On y trouve aussi l'histoire de la création de la Sangha bhikkhuni, additionné des comptes détaillés des Premières et Conseils deuxième . Les passages ci-dessous suivent la convention de numérotation utilisé par IB Horner dans ses PTS traductions en anglais.

  • Cv 5.6: Un souhait de la bonté aimante [Olendzki]. Ces versets les moins connus de metta (bonté, bienveillance) illustrent l'habileté du Bouddha à adapter une tradition existante (ici, les charmes de protection contre les morsures de serpent) pour servir de véhicule pour un enseignement plus universel.
  • Cv 8: Vatta Khandaka - Perception des droits [Thanissaro]. Ce chapitre concerne les devoirs qui régissent la vie au jour le jour des bhikkhus. La plupart des fonctions décrites ici sont plus subtils que les règles strictes énoncées dans la Suttavibhanga , et nous appelons les bhikkhus de cultiver une sensibilité respectueux et polis à d'autres dans la communauté. Bien que ce texte est principalement destinée aux moines, laïcs y trouverez de nombreux conseils utiles pour la culture conscient de bonnes habitudes et les mœurs, même au milieu d'une vie laïque occupée.

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