dimanche 28 mai 2017

CROISIERE DE REVE

 

 

 

CROISIERE DE REVE SUR LE LAC LEMAN

Réservation ici: https://natation14.wixsite.com/monsite-4/croisiere-sur-le-leman

MILEY CYRUS - ED SHEERAN


Miley Cyrus a interprété le titre Malibu lors des BBMA's. 

MILEY CIRUS


Lors de l’édition 2017 des Billboard Music Awards, Miley Cyrus a interprété son dernier morceau, Malibu.

Image associée Drake, Ed Sheeran, Nicki Minaj, qui a interprété un medley impeccable de No Frauds et de Light My Body Up… Ils étaient tous présent à la T-Mobile Arena de Las Vegas pour venir participer à l’édition 2017 des Billboard Music Awards, la cérémonie qui récompense les plus grandes stars actuelles de la musique US. Une cérémonie diffusée sur la chaîne ABC, devant des millions de téléspectateurs enthousiastes à l’idée de voir leurs idoles toutes réunies au même endroit le temps d’une soirée. Parmi les stars présentes, on pouvait notamment compter Miley Cyrus, venue interpréter son dernier tube "Malibu" de façon impeccable. Découvrez-en les images ci-dessous


mardi 23 mai 2017

TERRORISME DROGUES



Kurt CobainMyWayLES DROGUES CAPABLES DE MODIFIER L'ATTITUDE

L'HOMME EST FONDAMENTALEMENT BON. POUR COMMETTRE DES ATROCITES ET DEVENIR UN SERIAL KILLER, UN BARBARE, QUELQUE CHOSE A DU SE PASSER! 

Le terrorisme dans le monde nous laisse entrevoir que l'homme est fondamentalement mauvais, comme le prétendent les psychiatres. 

Aucun homme ne peut commettre de tels horreurs, de tels crimes en se suicidant, à moins qu'il est été endoctriné et sous l'effet des drogues!


scrub a dubLes drogues sont apparemment capables de modifier l'attitude d'une personne, en transformant sa personnalité originelle en une autre qui va nourrir en secret des animosités et des haines qu'elle ne permettra pas de manifester ouvertement.


LES ANNEES SOIXANTE

I Like It Wild And Cosmic...Always In The Country !... http://samissomarspace.wordpress.comEn retraçant les années soixante, où la drogue atteint son apogée, l'agence de renseignement des Etats-Unis recruta en premier Eli Lilly pour fabriquer en masse de l'acide lysergique et qui utilisa le mot  <<  trip  >> pour décrire une expérience hallucinogène.

dog snakeAux environs du milieu des annèes soixante, l'ironie va encore plus loin avec ce qui constituait un poste d'observation de la CIA dans le quartier psychédélique de Haight-Ashubury à San Francisco. Là, des hyppies étaient systématiquement rendu hystériques à leur insu au moyen de doses de BZ super-psychédélique qui leur étaient fournies - ainsi que d'autres drogues -par le psychiatre contracté avec la CIA, Louis  <<  Joly  >> West. ( Soit dit en passant, le Bz était l'agent qui allait être utilisé plus tard par les membres de la première cavalerie aéromobile avec des effets tout aussi dévastateurs sur les irréguliers du Vietcong.) Pendant ce temps, les analystes de la CIA à  la Corporation Rand de Santa Monica contemplait les répercussions sociopolitiques que représentaient quatre millions de jeunes Américains prenant du LSD, tandis que plus de 7 pour 100 des soldats américains revenant des  zones de combat vietnamiennes étaient drogués à l'héroine - héroine cultivée, traitée et expédiée à Saigon par des gangs soutenus par la CIA.

Collection de GIFs animés sur les themes du Cannabis& des drogues #w33daddict #cannabis #gif #bong #lsd #cocaïne #heroïne #thc #psylo #☠Avec le recul, il est sans doute difficile d'estimer la rapidité avec laquelle les années soixante déraillèrent après 1967. Bien qu'à l'époque, au niveau de la rue, on avait tendance à blamer le crime organisé pour l'injection d'héroine, de méthamphétamine et de LSD impur, il est difficile de tenir la mafia pour responsable de ce qui marqua 1968 comme une année de soulèvement social généralisé et de violence effrénée. Pour ne citer que deux chiffres : alors que les taux de criminalité entamaient une ascension qui allait durer trois décenniess et atteindre des niveaux sans précédents, cent vingt-cinq cités américaines explosaient en émeutes et plus de quatre mille attentats politiques à la bombe étaient perpétrés. Il faut également considérer ceci : bien que les expérimentations psychiatriques soutenues par l'armée aient échoué à isoler les moyens de créer le tueur parfait, le déversement d' hallucinogènes dans les rues de San Francisco avait eu tout à voir avec le façonnage de Charles Manson. 

Charles Milles Manson, né le 12 novembre 1934 à Cincinnati, dans l'Ohio, aux États-Unis, est un criminel américain. Leader d'une communauté appelée « la famille » en pleine période hippie à la fin des années 1960, il s'est rendu célèbre par une série d'assassinats dans la région de Los Angeles en 1969.

Il a été reconnu coupable, en 1971, du meurtre, très médiatisé, de l'actrice américaine Sharon Tate, épouse du réalisateur Roman Polanski, alors enceinte, et de trois de ses amis. Il n'a pas commis lui-même les crimes, mais en a été reconnu comme le commanditaire[1],[2].


ROBERT KENNEDY

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L' assassin de Rober Kennedy Sirhan Shiran était sous contrôl mental.

Depuis 1968, l’assassin officiel dit qu’il ne se rappelle pas du moment où il a tiré. Et ses avocats disent que c’est parce qu’il était à ce moment sous l’emprise d’un contrôle mental, d’une « hypno programmation », dit autrement.

Operation Wacht am Rhein (Watch on the Rhine), starting on 16 December 1944 in the Ardennes. These are StuG III assault guns taking part in the initial assault.Un expert, prof associé en psychologie à Harvard et spécialisé dans l’hypnose, le confirme après avoir interviewé Sirhan durant 60 heures en l’espace de trois ans. Daniel Brown, c’est son nom, affirme en effet que l’assassin aurait été manipulé au moment des faits, et même qu’il était accompagné par un moustachu à l’accent étranger, qui a refusé de s’identifier et de signer le registre. Le moustachu aurait dit à Sirhan que les officiels du gouvernement doivent être tués. http://dondevamos.canalblog.com/archives/2012/01/05/23175269.html

РОССИЙСКИЕ ИНТЕРНЕТ ПОЛЬЗОВАТЕЛЕЙ

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Санкт-Петербургhttp://www.imaginetravel.be/images/fotos/RU/st%20petersburg%20sfeer.jpg

L’image contient peut-être : 8 personnes, gros planДобро пожаловать Вселенную запись в этом месяце рекорд посещаемости. Российские интернет-пользователи внесли свой вклад во многом этому хороший результат, и мы благодарим их тепло. С уважением Пьер-Андре Дорио в Швейцарии

lundi 22 mai 2017

ISLANDE LE PEUPLE SE REVOLTE

ISLANDE 2010

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Le peuple s'est révolté et a entraîné la chute du gouvernement et rejeté le sauvetage des banques privées.

Le peuple est comme un élastique, on tire...tire...tire encore, jusqu'au moment ou on lache un côté, le retour est fulgurant!

Quand tout un peuple refuse le diktat des financiers

La crise a poussé les Islandais à faire tomber leur gouvernement et à rejeter le sauvetage des banques privées. Une “révolution citoyenne” passée trop inaperçue, estime un hebdomadaire portugais.

Quand la révolte populaire se manifeste, c’est pour être menée jusqu’à son terme. C’est ce que sont en train de démontrer les Islandais, dont le soulèvement démocratique sans précédent a entraîné la chute du gouvernement conservateur, la mise en place d’une Constituante et le rejet en masse du plan de sauvetage des banques.

Résultat de recherche d'images pour "ISLANDE PHOTOS"Dès que le secteur bancaire s’est effondré, le gouvernement a décidé de nationaliser ses trois banques privées : Kaupthing, Landsbanki (la plus endettée) et Glitnir. Malgré tout, cela n’a pas empêché le pays de tomber dans la récession. L’économie en banqueroute, le Fonds monétaire international (FMI) est entré en piste en accordant, en novembre 2008, un prêt de 1,6 milliard d’euros échelonné sur plusieurs années [soumis à une baisse des dépenses publiques et au remboursement par l’Islande des fonds versés par les Etats britannique et néerlandais à leurs clients lésés par la faillite d’Icesave, filiale de Lands- banki]. Le peuple a refusé ce diktat et est descendu dans la rue [voir la chronologie].

Leçon démocratique n°1

Pacifiquement, les Islandais ont commencé à se rassembler quotidiennement devant l’Althingi [le Parlement islandais], exigeant la démission du gouvernement conservateur de Geir H. Haarde. Leur initiative a été couronnée de succès. A la suite d’élections anticipées, en avril 2009, une coa­lition de gauche formée de l’Alliance sociale-démocrate et de la Gauche verte est arrivée aux affaires, avec pour Premier ministre Jóhanna Sigurdardóttir. Cette année-là, dès le troisième trimestre, le pays est sorti de la récession.


Leçon démocratique n°2

Les clients des banques privées islandaises étaient surtout des étrangers, majoritairement étasuniens et britanniques. A la suite de la faillite de Landsbanki, les gouvernements britannique et néerlandais sont entrés en action, indemnisant leurs citoyens pour un total de 3,9 milliards d’euros et planifiant le remboursement de cette somme par l’Islande. Sauf qu’encore une fois le peuple est descendu dans la rue. Après un premier rejet massif par référendum, en mars 2010, d’un accord sur le remboursement de cette somme, les gouvernements islandais, néerlandais et britannique ont revu leur copie en prévoyant un remboursement des 3,9 milliards d’euros (12 000 euros pour chacun des 317 000 citoyens islandais) à un taux d’intérêt compris entre 3 et 3,3 % sur trente ans [au lieu de 5,5 % sur quinze ans]. Le 16 février 2011, le Parlement approuvait la loi, provoquant une nouvelle fois l’ire populaire. Après plusieurs jours de protestation dans la capitale [et une pétition signée par 40 000 citoyens], le président de l’Islande refusait, comme en 2010, de promulguer le texte et appelait à un nouveau référendum pour le 9 avril.

Leçon démocratique n°3  

Pendant que le pays se prépare pour un nouvel exercice démocratique, les responsables des dettes qui ont coulé les Islandais commencent à être mis en cause – essentiellement du fait de la pression populaire sur le gouvernement de coalition, le seul au monde, semble-t-il, prêt à enquêter sur ces crimes financiers. Sigurdur Einarsson, ancien président du conseil d’administration de la banque Kaupthing, en exil à Londres, s’est dit prêt à revenir en Islande – à condition de ne pas être emprisonné – pour aider les enquêteurs. Einarsson est suspecté de fraude et de falsification de documents.

Mais la grande victoire populaire de ces derniers mois a été le feu vert donné par le gouvernement à la création d’une Assemblée constituante composée de 25 Islandais sans filiation partisane. Celle-ci a été élue le 27 novembre 2010 parmi 522 citoyens ordinaires. La nouvelle Constitution remplacera celle de 1944, année où la République islandaise fut proclamée. Elle intégrera, entre autres, l’Initiative Media [voir ci-contre], qui vise à faire du pays un lieu sûr pour les journalistes et leurs sources. C’est en quelque sorte la leçon numéro 4 donnée au monde, alors que la révolution islandaise est en train de passer inaperçue dans les médias internationaux.

Luciano Pavarotti & James Brown

jeudi 18 mai 2017

CROISIERE DE REVE SUR LE LEMAN



 BABORD - TRIBORD

Croisière de rêve sur ce bateau, c’est possible sur le Lac Léman – Montreux!

Offrez-vous une magnifique croisière sur le lac Léman!

Avec en prime, un excellent repas en France voisine sur une terrasse au bord du lac, pied dans l'eau...


Demande de réservation pour croisière privée... 
http://www.babord-tribord.ch/

samedi 13 mai 2017

MACRON LE PRINCE

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 NICOLAS MACHIAVEL (1515) 
 

A écrit une fois un livre appelé  Le Prince, et  Le Prince a comme première partie, << Comment devenir un grand dirigeant >>, et comme seconde partie,  << Comment le rester >>.

 Et Napoléon et Hitler et toutes sortes de gens ont dit au cours des temps... 

eh bien, qu'ils avaient lu  Le Prince de Machiavel et qu'ils l'avaient mis en pratique à fond, et ils ont pris la première moitié et ils n'ont jamais lu la deuxième moitié. Il ne l'ont jamais fait, et ils ne le restent pas.

Oui, Machiavel. C’est en se penchant sur la biographie du jeune Macron que l’on établit le lien entre les deux personnages. Alors qu’il est étudiant, l’actuel leader d’En Marche mène son DEA à l’Université de Nanterre sur un certain Nicolas Machiavel.


 LA THÉORIE DES GOUVERNEMENTS

 Combien il y a de sortes de républiques, et de quelle espèce fut la république romaine
On peut appeler heureuse la république à qui le destin accorde un homme
tellement prudent, que les lois qu'il lui donne sont combinées de manière à pouvoir assurer la tranquillité de chacun sans qu'il soit besoin d'y porter la réforme. Et c'est
ainsi qu'on voit Sparte observer les siennes pendant plus de huit siècles, sans altération et sans désordre dangereux.

Au contraire, on peut considérer comme malheureuse la cité qui, n'étant pas tombée aux mains d'un sage législateur, est obligée de rétablir elle-même l'ordre dans son sein. Parmi les villes de ce genre, la plus malheureuse est celle qui se trouve éloignée de l'ordre; et celle là en est plus éloignée, dont les institutions se trouvent toutes détournées de ce droit chemin qui peut la conduire à son but parfait et véritable, car il est presque impossible qu'elle trouve dans cette position quelque événements heureux qui rétablissent l'ordre dans son sein. Celle au contraire, dont la constitution est imparfaite, mais dont les principes sont bons et susceptible de s'améliorer, peuvent, suivant le cours des événements, s'élever jusqu'à la perfection. Mais on doit être persuadé que jamais les réformes ne se feront sans danger; car la plupart des hommes ne se lient pas volontiers à une loi nouvelle, lorsqu'elle établit dans la cité un nouvel ordre de chose auquel ils ne sentent pas la nécessité de se soumettre; et cette nécessité n'arrivant jamais sans périls, il peut se faire aisément qu'une république périsse avant d'avoir atteint à un ordre parfait. Celle de Florence en est une preuve frappante: réorganisée après la révolte d'Arezzo, en 1502, elle a été bouleversée de nouveau après la prise de Prato, en 1512. 

Voulant faire connaître quelle furent les formes du gouvernement de Rome, et par quel concours de circonstance elles atteignirent à la perfection, je dirai comme ceux qui ont écrit sur l'organisation des Etats, qu'il existe trois espèces de gouvernement, appelés monarchique aristocratique
gouvernements, appelés monarchique, aristocratique ou populaire, et que tous ceux qui veulent établir l'ordre dans la cité doivent choisir entre ces trois espèces celle qui convient le mieux à leurs desseins. 
D'autres plus éclairés, suivant l'opinion générale, pensent qu'il existe six formes de gouvernements, dont trois sont tout à fait mauvaises; les trois autres sont bonnes en elles-mêmes, mais elles dégénèrent si facilement, qu'il arrive aussi qu'elles deviennent dangereuses. Les bons gouvernements sont les trois que nous avons précédemment indiqués; les mauvais sont ceux qui en dérivent; et ces derniers ont tant de ressemblance avec ceux auxquels ils correspondent, qu'ils se confondent sans peine. Ainsi la monarchie se change en despotisme, l'aristocratie tombe dans l'oligarchie et la démocratie se convertit promptement en licence. En conséquence, tout législateur qui adopte pour l'Etat qu'il fonde un de ces trois gouvernements, ne l'organise que pour bien peu de temps; car aucun remède ne peut l'empêcher de se précipiter dans l'Etat contraire, tant le bien et le mal ont dans ce cas de ressemblance. 

Le hasard seul a fait naître parmi les hommes cette variété de gouvernement; car, au commencement du monde, les habitants de la terre en petit nombre, et ils vécurent longtemps dispersés comme les animaux; la population s'étant accrue, ils se réunirent; et, afin de mieux défendre, ils commencèrent à distinguer celui qui parmi eux était le plus robuste et le plus courageux; ils en firent comme leur chef et lui obéirent. De là résulta la connaissance de ce qui était utile et honnête, en opposition avec ce qui était pernicieux et coupable. On vit que celui qui nuisait à son bienfaiteur faisait naître chez les hommes la haine pour les oppresseurs et la pitié pour leurs victimes; on détesta les ingrats; on honora ceux qui se montraient reconnaissants; et, dans la crainte d'éprouver à son tour les mêmes injures qu'avaient reçues les autres, on s'avisa d'opposer à ces maux la barrière des lois et d'infliger des punitions à ceux qui tenteraient d'y contrevenir. Telles furent les premières notions de la justice.


Alors, quand il fut question d'élire un chef, on cessera d'aller à la recherche du plus courageux, on choisit le plus sage, et surtout le plus juste; mais le prince venant ensuite à régner par droit de succession et non par le suffrage du peuple, les héritiers dégénèrent bientôt de leurs ancêtres;
dégénérèrent bientôt de leurs ancêtres; négligeant tout acte de vertu, ils se persuadèrent qu'ils n'avaient autre chose à faire qu'à surpasser leurs semblables en luxe, en mollesse et en tout genre de voluptés. Le prince commença dès lors à exciter la haine; la haine l'environna de terreur; mais, passant promptement de la crainte à l'offense, la tyrannie ne tarda pas à naître. Telles furent les causes de la chute des princes; alors s'ourdirent contre eux les conjurations, les complots, non plus d'homme faibles ou timides, mais où l'on vit entrer surtout ceux qui surpassaient les autres en générosité,
surpassaient les autres en générosité,en grandeur d'âme, en richesse, en naissance, et qui ne pouvaient supporter la vie criminelle d'un tel prince. 

La multitude, entraînée par l'exemple des grands, s'armait contre le souverain, et après son châtiment elle leur obéissait comme à ses libérateurs. Ces derniers, haïssant jusqu'au nom du prince, organisaient entre eux un gouvernement, et, dans les commencement, retenus par l'exemple de la précédente tyrannie, ils conformaient leur conduite aux lois qu'ils avaient données: préférant le bien publie à leur propre avantage, ils gouvernaient avec justice et veillaient avec le même soin à la conservation des intérêts communs et particuliers. Lorsque le pouvoir passa dans les mains de leurs fils, comme ces derniers ignoraient les caprices de la fortune, et que le malheur ne les avait point éprouvés, ils ne voulurent point se contenter de l'égalité civile; mais, se livrant à l'avarice et à l'ambition, arrachant les femmes à leurs maris, ils changèrent le gouvernement, qui jusqu'alors avait été aristocratique, en une oligarchie qui ne respecta plus aucun des droits des citoyens. Ils éprouvèrent bientôt le même sort que le tyran : la multitude, fatiguée de leur domination, se fit l'instrument de quiconque voulait la venger de ses oppresseurs, et il ne tarda pas à s'élever un homme qui, avec l'appui du peuple, parvint à les renverser. 

La mémoire du prince et de ses outrages vivait encore, l'oligarchie venait d'être détruite, et l'on ne voulait pas rétablir le pouvoir d'un seul. On se tourna vers l'état populaire, et on l'organisa de manière que ni le petit nombre des grands, ni le prince, n'y obtinrent aucune autorité. Comme tout gouvernement inspire à son origine quelque respect, l'état populaire se maintint d'abord, mais pendant bien peu de temps, surtout lorsque la génération qui l'avait établi fut éteinte; car on ne fut pas longtemps sans tomber dans un état de licence où l'on ne craignit plus ni les simples citoyens, ni les hommes publics : de sorte que, tout le monde vivant selon son caprice, chaque jour était la source de mille outrages. Contraint alors par la nécessité, ou éclairé par les conseils d'un homme sage, ou fatigué d'une telle licence, on en revint à l'empire d'un seul, pour retomber encore de chute en chute, de la même manière et par les mêmes causes, dans les horreurs de l'anarchie. 

Tel est le cercle dans lequel roulent tous les États qui ont existé ou qui subsistent encore. Mais il est bien rare que l'on revienne au point précis d'où l'on était parti, parce que nul empire n'a assez de vigueur pour pouvoir passer plusieurs fois par les mêmes vicissitudes et maintenir son existence. Il arrive souvent qu'au milieu de ses bouleversements une république, privée de conseils et de force, devient la sujette de quelque État voisin plus sagement gouverné ; mais si cela n'arrivait point, un empire pourrait parcourir longtemps le cercle des mêmes révolutions.
Je dis donc que, toutes ces formes de gouvernements offrent des inconvénients égaux : les trois premières, parce qu'elles n'ont pas d'éléments de durée; les trois autres, par le principe de corruption qu'elles renferment. Aussi tous les législateurs renommés par leur sagesse, ayant reconnu le vice inhérent à chacun, ont évité d'employer uniquement un de ces modes de gouvernement; ils en ont choisi un qui participait de tous, le jugeant plus solide et plus stable, parce que le prince, les grands et le peuple, gouvernant ensemble l'État, pouvaient plus facilement se surveiller entre eux. Parmi les législateurs qu'ont illustrés de semblables constitutions, le plus digne d'éloges est Lycurgue. Dans les lois qu'il donna à Sparte, il ont tellement contrebalancer le pouvoir du roi, des grands et du peuple, qu'à sa grande gloire l'État se maintint en paix pendant plus de huit cents années. 

Il arriva le contraire à Solon, qui dicta des lois à Athènes, et qui, pour n'y avoir établi que le gouvernement populaire, ne lui assura qu'une existence tellement éphé-mère, qu'avant sa mort même il vit éclore la tyrannie de Pisistrate. Quoique ensuite les héritiers du tyran eussent été chassés au bout de quarante ans, et qu'Athènes eût recouvré sa liberté, comme on se borna à rétablir le gouvernement de Solon, il ne dura pas plus d'un siècle, malgré les amendements qu'on y fit pour le consolider et pour réprimer l'insolence des grands et la licence de la multitude, deux vices auxquels Solon n'avait point assez fait attention : aussi, comme il ne fit intervenir dans sa constitution ni l'autorité du prince, ni celle des grands, Athènes n'eut qu'une existence extrêmement bornée eu comparaison de Lacédémone. 

Mais venons à Rome. Cette ville, dans le principe, n'eut point, il est vrai, un Lycurgue pour lui donner des lois et pour y établir un gouvernement capable de conserver longtemps sa liberté : cependant, par suite des événements que fit naître dans son sein la jalousie qui divisa toujours le peuple et les grands, elle obtint ce que le législateur ne lui avait pas donné. En effet, si Rome ne jouit pas du premier avantage que j'ai d'abord indiqué, elle eut du moins la second en partage ; et si ses premières lois furent défectueuses, elles ne s'écartèrent jamais du chemin qui pouvait les conduire à la perfection. Romulus et les autres rois firent une multitude de bonnes lois, excellentes même pour un gouvernement libre ; mais comme leur but principal avait été de fonder une monarchie et non une république, quand cette ville recouvra son indépendance, on s'aperçut que les besoins de la liberté réclamaient une foule de dispositions que les rois n'avaient point songé à établir. Et quoique ces rois eussent perdu la couronne par les causes et de la manière que nous avons indiquées ci-dessus, ceux qui les chassèrent ayant aussitôt établi deux consuls pour tenir lieu du roi, on ne fit que bannir de Rome le titre et non l'autorité royale de sorte que la république, renfermant dans son sein de consuls et un sénat, ne présenta d'abord que le mélange de deux des trois éléments indiqués, c'est-à-dire la monarchie et l'aristocratie. Il ne restait plus à y introduire que le gouvernement populaire. La noblesse romaine, enorgueillie par les causes que nous développerons ci-après, souleva contre elle le ressentiment du peuple ; et, pour ne pas tout perdre, elle fut contrainte à lui céder une partie de l'autorité ; mais, d'un autre côté, le sénat et les consuls en retinrent assez pour conserver dans l'État le rang qu'ils y occupaient. 

C'est à ces causes qu'est due l'origine des tribuns du peuple, dont l'institution affermit la république, parce que chacun des trois éléments du gouvernement obtint une part d'autorité. La fortune favorisa tellement Rome, que, quoiqu'elle passât de la royauté et de l'aristocratie au gouvernement populaire, en suivant les gradations amenées par les mêmes causes que nous avons développées, cependant on n'enleva point au pouvoir royal toute l'autorité pour la donner aux grands; on n'en priva point non plus les grands en faveur du peuple ; mais l'équilibre des trois pouvoirs donna naissance à une république parfaite. 
http://leviethandusavoir.e.l.f.unblog.fr/files/2010/01/leprince1.pdf

   

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