samedi 18 avril 2015

SING-SING ET LA CHAISE ELECTRIQUE

Réquisitoire vigoureux contre la chaise électrique et l'inhumanité de l'incarcération!



SING-SING 



Courtesy of Sing Sing Prison Museum


Interesting Doorway





Par : Pierre-André Doriot

Après le succès de l'article  Camp Nazi en Alsace sur ce blog
http://doriot-univers.blogspot.ch/2013/04/les-deportes-d-alsace.html 


SING-SING ET LA CHAISE ELECTRIQUE




L' expérience qui marqua le plus LRH, fut la visite du pénitencier de Sing Sing dans l'Etat de New York, en compagnie de son confrère Arthur J. Burks

Sing Sing est une prison américaine de l’État de New York, située à une cinquantaine de kilomètres au nord de la ville de New York, sur les rives de l'Hudson.

electric chair
La prison est toujours en fonctionnement au début du XXIe siècle et sa capacité est de 1 700 prisonniers. Elle est classée comme établissement de sécurité maximum et a été le lieu, avant 2004, d'exécutions capitales.





Ci-contre, la prison de Sing Sing, à 56 km au nord de Manhattan sur la rivière Hudson.

A BlockAprès avoir visité cette prison en 1935, RH rédigea un réquisitoire vigoureux contre la chaise électrique et l'inhumanité de l'incarcération. Il présente un réquisitoire contre la façon dont la vie et la mort sont traitées à Sing Sing


Premièrement, écrit-il, la prison ne réforme rien, et tout ce qu'une personne apprend dans une cage, c'est qu'elle est effectivement devenue un animal. Deuxièmement, la prison ne constitue en aucune façon la justice. En fait :  <<  Il n'existe aucun homme sur Terre qui ait assez de jugement pour rendre la justice.  >>  Enfin, à la suite d'un examen complet de la chaise électrique :  <<  La vie de chaque être humain lui appartient et n'appartient qu'à lui. Ses jours sur Terre sont comptés, son bonheur est limité. Tout le poids de la maladie, de la famine, de la faillite, de la destruction, de la mort d'amis et d'un demi-million d'autres facteurs pèse sur lui.


<<  L'Etat n'a ni le droit 

ni le pouvoir d'ajouter à cela la vengeance et de l'appeler JUSTICE.>>




Pour illustrer son propos, il donne un compte rendu éloquent d'une exécution, depuis la pose de la calotte de cuivre sur le crâne rasé jusqu'à la déclaration finale et routinière du médecin de service :  <<  C'est bon, il est mort.  >>  Les détails de ce compte rendu incluent le fait que le condamné entrevoit invariablement les tables d'autopsies, leur forme concave prévue pour recevoir le sang, ainsi que le cercueil où son corps reposera. L'exécuteur perçoit trois cent dollars pour la mise à mort, mais doit veiller à la maintenance de la machine. Sous la puissance du choc, la courroie qui immobilise la poitrine cède assez souvent. Le courant continue de circuler pendant un temps qui peut aller jusqu'à une vingtaine de minutes. LRH mentionna au cour d'une conversation ultérieure que l'expérience l'avait complétement répugné.  <<  Nous n'avions plus envie de faire quoi que ce soit pendant environ une semaine.  >>  Il conclut ailleurs que l'emprisonnement était l'antithèse même de la réadaptation. En fait,  <<  Cela détruit les hommes ; cela les achève !  >>



Exécution by électric chair Sing-Sing Prison


Au cours de la période qui suivit, il ne traita de ces sujets que sporadiquement, comme ce fut le cas dans une note révisée pour le manuscriteExcalibur dans laquelle il mentionne qu'un homme n'est pas nécessairement une menace pour la société simplement parce qu'il commet un crime.  <<  Il ne devient une menace que lorsqu'il lui faut compenser la perte de son prestige personnel en étant dangereux.  >>  Vers la fin de 1942, ses idées sur le crime et la punition avaient déjà commencé à prendre la forme d'une méthodologie applicable.

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